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dimanche 22 avril 2018

L'ADN d'un but #3 : McDavid, Sheppard, Acton et autres



J'ai commencé à publier plusieurs autres "ADN d'un but'' ou ''GoalDNA" sur Facebook ces dernières semaines car je trouvais que mon ancienne formule était trop exigeante, tant au niveau de la recherche et de la conception qu'au niveau de la lecture. J'ai donc décidé d'adopter la formule plus brève de son créateur original sur Twitter, @SuicidePass.

Mais comme à mon habitude, j'aime beaucoup élaborer davantage. J'aime bien ce concept et celà semble en intéresser plusieurs d'entre vous. C'est d'ailleurs assez difficile d'arrêter une fois qu'on se lance dans le processus de retracer ces statistiques. Mais j'ai commencé à trouver quelques failles dans le système. Alors j'ai pensé republier ici quelques-uns de mes récents "GoalDNA" originalement publiés sur Facebook afin de pouvoir ajouter des informations pertinentes et de discuter du processus. Aussi ça permet à ceux qui les ont raté sur Facebook de pouvoir les lire.

En passant je ne sais toujours pas si je préfère appeler ça "ADN d'un but" ou bien garder le terme anglais "GoalDNA" qui sonne pas mal mieux à mon avis. Je suis ouvert aux suggestions.

Cliquez sur les images pour une plus grande résolution. 







Voici une ADN classique d'un joueur récent dont les racines de son premier but remontent au premier match de la LNH. Lorsqu'on découvre le concept et qu'on voit qu'une ADN remonte aussi loin, on est étonné. Mais on se rend compte rapidement que la plupart des joueurs de la LNH ont une ADN tout aussi longue. En fait, je dirais que le 3/4 des ADN que j'ai fait m’emmènent soit à Georges Vézina ou soit à Joe Malone, tous les deux membres du Canadien aux débuts de la LNH le 19 décembre 1917. 

Cela demeure tout de même étonnant et intéressant mais ne voulant pas toujours trop répéter la même chose, je suis constamment à la recherche d'autres racines. Il y avait tout de même un autre match à l'affiche (entre les Wanderers et les Arenas de Toronto) lors de la première soirée d'activité de la LNH mais je ne suis pas encore tombé dessus.

La faille majeure dans ce concept est qu'il y a bien sûr beaucoup moins de gardiens que d'attaquants dans la LNH et plus on revient dans le temps, plus on diminue la quantité d'équipes et on retrouve donc moins de joueurs disponibles, ce qui fait que les possibilités s'amenuisent au fur et à mesure qu'on recule dans le temps.

Tout de même, j'étais content de celle de McDavid car on y retrouve Pavel Bure qui eut la distinction de marquer son 50e de la saison en 2000-01 et ce 50e but était le 1er but accordé par Johan Hedberg.





Voici le GoalDNA de mon avatar. On peut voir qu'il aboutit aux mêmes "ancêtres" que McDavid par la voie du gardien Harry Lumley. J'étais tout de même heureux de retrouver un Golden Seal dans cette chaîne en Dick Redmond

On retrouve également quelques joueurs cultes comme Eddie Shack, Denis Herron et Syd Howe en plus de plusieurs équipes défuntes comme les Seals, les Americans de New York et les Pirates de Pittsburgh.





Après avoir fait celui de mon avatar, je me devais de faire celui de mes collègues du blog. Pour sa part, Keith Acton fait partie d'une autre lignée très populeuse, soit les ancêtres de Joe Malone, celui qui marqua le premier but lors du même match du 19 décembre 1917. 

Une fois les ADN terminées, J'aime beaucoup recenser les membres du temple de la renommée à travers ces ADN et dans ce cas-ci on en retrouve 8; Billy Smith, Yvan Cournoyer, Alex Delvecchio, Chuck Rayner, Gordie Drillon, Newsy Lalonde, Clint Benedict et Joe Malone

Du lot, trois d'entre eux font partie du récent Top 100 de l'histoire de la LNH: Smith, Cournoyer, et Delvecchio. Je trouve un peu injuste qu'on n'ait pas inclut Malone ou Lalonde dans ce Top 100 d'ailleurs. On parle quand même des premiers joueurs vedette de la ligue. On leur a préféré des joueurs plus récents comme Mats Sundin, Duncan Keith et Jonathan Toews. Mais pas beaucoup de représentants des années 10, 20 et 30...






J'avais le goût ici de faire différent (et de me compliquer la vie) avec l'ADN respective des frères Sedin, fraîchement retraités. Lorsque je me suis rendu compte qu'ils croisaient tous les deux ce que j'appelle la "Route Maniago", j'ai décidé de les combiner ensemble. Ce bon vieux Cesare Maniago est en effet très commun dans la généalogie des joueurs de la LNH. Beaucoup d'entre eux ont profité de ses largesses lors de son séjour avec les faibles North Stars dans les années 70 pour marquer leur premier but. Il m'arrive souvent de commencer une ADN, d'être excité par les joueurs que j'y retrouve pour ensuite tomber sur Maniago et de laisser tomber. Dans le cas des Sedin, on recroise Maniago à deux étapes de sa carrière, soit à ses débuts en 1961 avec les Maple Leafs et 10 ans plus tard avec les North Stars.

En plus de la "Route Maniago", on retrouve aussi le "Boulevard Sawchuk" ou "L"autoroute Harry Lumley".




En voici un dont j'étais particulièrement fier. Non seulement il ne se terminait pas en 1917 mais on y retrouve une quantité impressionnante de membres du Temple de la Renommée. Si ce n'était de la présence de l'avatar de mon autre collègue Pete Peeters, on aurait une chaîne de 7 joueurs membres du temple consécutifs .

Sûrement qu'il s'agit d'un record (même avec 5 joueurs) mais je le saurai plus tard. Genre lorsque j'aurai fait l'ADN de tous les joueurs de l'histoire... On s'en reparle en 2056.




Pour terminer, en voici une "short and sweet" pour Noah Juulsen que j'ai fait le lendemain de son premier but en mars dernier. On y retrouve quelque chose que j'adore, soit un joueur qui n'a disputé qu'un seul match avec une équipe; Tomas Vokoun, un des projets avortés du Canadien.

C'est donc ce qui conclue ce billet à propos des GoalDNA. J'espère que vous aimez comme moi le concept. N'hésitez pas à me faire part de vos demandes spéciales. J'ai toutefois peur que ça devienne redondant mais restez à l’affût sur Facebook, je vais essayer de vous en dégoter des nouveaux avec différentes racines mais ne vous surprenez pas si on aboutit souvent à Joe Malone ou Georges Vezina...

mercredi 18 avril 2018

Jeu de hockey rétro: Mutant League Hockey




Voici enfin à la demande générale le fameux jeu Mutant League Hockey sur Sega Genesis.

Paru en 1994 par la même compagnie qui a publié la série NHL, Mutant League Hockey est en fait un dérivé de Mutant League Football, un jeu très similaire où l'on retrouve quelques-unes des mêmes races de monstres qui s'affrontent cette fois-ci au hockey.

Le jeu est désormais devenu un jeu culte et est d'ailleurs assez onéreux si vous le voulez en version complète dans sa boite...

Bonne écoute!


lundi 16 avril 2018

Je veux juste une victoire ...








Un nombre incalculable de gardiens ont foulé les patinoires de la LNH depuis sa création en 1917. Certains furent de super-vedettes, d'autres des "one-season wonders", il y a eu d'éternels 2e gardien, etc. Il y a aussi eu ceux qui, réussissant à toucher à leur rêve d'atteindre la LNH, ne désirait qu'une chose de plus : gagner un match qu'ils avaient débuter ! Plusieurs ont réussi, d'autres .. non. En fait, il y a 48 gardiens qui font partie de la 2e catégorie. 

Randy Exelby - 0-1 en 2 matchs
De ces 48 gardiens, il y en a 29 qui n'ont eu droit qu'à un seul départ pour tenter de remporter une victoire. Des gardiens comme Randy Exelby qui, après avoir remplacé pendant presque 3 minutes un Patrick Roy qui devait aller alléger sa vessie en janvier 1989, eu droit à un départ avec les Oilers d'Edmonton, en février de la saison suivante. Malheureusement pour Exelby, il accorda 5 buts aux Penguins de Pittsburgh qui l'emportèrent au compte de 6-3. Il ne foula plus jamais de patinoires de la LNH, se promenant entre la IHL, la Ligue américaine et la ECHL avant de mettre fin à sa carrière au terme de la saison 1990-91. Encore aujourd'hui, Randy Exelby ne parle presque jamais de sa défaite avec les Oilers, préférant son match où il arrêta le seul lancer auquel il fit face, en remplacement de Roy.

Yutaka Fukufuji - 0-3 en 4 matchs
Yutaka Fukufuji, fut le premier gardien Japonais à être repêché dans la LNH. Après deux bonnes saisons dans la ECHL avec les Condors de Bakersfield et le Royals de Reading, Fukufuji fut rappelé par les Kings. La première fois qu'il vit de l'action dans la LNH, fut le 13 janvier 2007, remplaçant Barry Brust en troisième période, alors que les Kings tiraient de l'arrière 5-4. Il accorda 1 but sur 5 lancers. Malheureusement pour lui, ce 6e but des Blues de St-Louis fut le but vainqueur, puisque les Kings réduisirent par la suite l'écart à 6-5. Premier match, première défaite. Son premier départ eut lieu 3 jours plus tard.  Mais après avoir accordé 3 buts en 9 lancers, l'entraîneur des Kings sortit le crochet et ce fut la fin du seul départ de Fukufuji dans la LNH. Il fit deux autres présences dans ce mois de janvier 2007 avant de disparaître des radars de la LNH. 

Neil Little - 0-2 en 2 matchs
Neil Little a attendu 10 ans avant que les Flyers de Philadelphie lui demande de se joindre au gros club. Une fois cette tâche accomplie, il a dû attendre 43 matchs au bout du banc, sans voir d'action, avant d'obtenir un tout premier (et seul) départ, en mars 2002. Il accorda quatre buts aux Hurricanes dans une défaite de 4-1. Sa seule autre présence, 2 ans plus tard, fut en remplacement de Robert Esche qui se blessa dans un match opposant Philadelphie au Lightning. Little accorda les deux buts du Lightning dans ce match, une deuxième défaite, cette fois au compte de 2-1. Il resta dans l'organisation des Flyers après sa carrière, comme entraîneur des gardiens et comme recruteur. Il a depuis créé Pro Hockey Launch, une compagnie de consultant désirant aider les jeunes joueurs d'élite.

Marek Schwarz - 0-2 en 6 matchs
L'histoire de Marek Schwarz est également particulière. Il fit son entrée dans la LNH avec les Blues de St-Louis en décembre 2006, alors que les Blues lui confièrent le filet face aux Blackhawks. La victoire lui échappa malheureusement, encaissant une défaite au compte de 3-2. Il fit 5 autres apparitions dans la LNH, mais toujours comme substitut. Toutefois, le 25 octobre 2008, il partagea un jeu blanc avec Ben Bishop. Affrontant alors les Predators de Nashville, Bishop dû quitter le match en début de 3e période, n'ayant toujours pas accordé de but. Schwarz prit donc place devant les poteaux des Blues, effectuant 5 arrêts. Il ne fut malheureusement pas crédité de la victoire de 4-0. À la fin de la saison, il retourna en République Tchèque, où il joua cinq saisons avant sa retraite.


Drew MacIntyre, 0-2 en 6 matchs
L'ancien #00 des Castors de Sherbrooke 2ieme incarnation, Drew MacIntyre, fut repêché en 2001 par les Red Wings de Détroit. Après quelques aller-retour entre la ECHL et la AHL, MacIntyre se retrouva dans l'organisation des Canucks de Vancouver, où il eut son baptême de la LNH en décembre 2007, alors qu'il prit la relève de Curtis Sanford à la mi-match. Le mois suivant, le même scénario arriva. Cependant, Drew accorda le but de trop, dans une défaite de 4-3 face à Dallas. Par la suite, il quitta Vancouver, pour arriver dans l'organisation des Thrashers. Après que ces derniers l'aient échangé au CH en février 2011 contre Brett Festerling (ouais, moi aussi je ne me souviens pas de lui), il réapparut dans la LNH la saison suivante, alors qu'il signa avec les Sabres de Buffalo. Il fit deux apparitions au mois de novembre, chaque fois en remplacement de Jhonas Enroth. Après un court séjour infructueux dans la KHL et un essai avec les Marlies de Toronto, il signa comme agent libre avec les Maple Leafs de Toronto à l'été 2013. Il fut rappelé des Marlies en fin de saison. Après avoir remplacé James Reimer pendant 33 minutes dans une défaite face aux Devils, il obtint finalement son premier départ dans la LNH. Malheureusement, il s'inclina au compte de 4-2 face aux Panthers. Après deux autres saisons dans la Ligue américaine avec l'organisation des Hurricanes, Drew MacIntyre accrocha finalement ses jambières.

Sami Aittokallio, 0-1 en 2 matchs
Parmi ceux qui ont eu plus d'une chance de ce faire valoir, on retrouve des gardiens comme le choix de 4e tour de l'Avalache du Colorado au repêchage de 2010, Sami Aittokallio. Après deux saisons dans les ligues junior de Finlande, Aittokallio arriva en Amérique du Nord avec les Monsters de Lake Erie de l'AHL pour la saison 2012-13. Il fut rappelé par le grand club en avril 2013, ayant l'occasion de débuter son premier match dans la LNH, face aux Kings à Los Angeles. Probablement nerveux, Aittokallio accorda deux buts aux Kings en moins de 8 minutes. Il se ressaisit par la suite, arrêtant tout les tirs auxquels il fit face ... jusqu'à la mi-troisième période, où il dût déclarer forfait à cause de crampes aux jambes. Malheureusement pour lui, l'Avalanche échappa le match en tirs de barrage. Il eut une seconde chance 9 mois plus tard, face au Lightning de Tampa Bay. Trois buts sur 18 tirs en deux périodes plus tard, il fut assigné au bout du banc pour regarder Semyon Varlamov terminer le match, qui se solda par un revers de 3-2. Après une dernière saison disputé entre la ECHL et l'AHL, il disparu des radars de la LNH. Il est toujours actif en République Tchèque.

David Littman - 0-2 en 3 matchs
David Littman, un choix de 7e ronde des Sabres de Buffalo en 1987, se joigna au club école de Rochester après ses quatre saisons avec les Terriers de Boston College. Suite à des blessures survenues aux partants Clint Malarchuck et Daren Puppa en janvier 1991, Littman fut rappelé pour seconder Darcy Wakaluk. C'est à ce moment  qu'il vit de l'action de la LNH, venant en relève à Wakaluk, dans un revers de 8-3 face aux Blues. Ce fut plus d'un an plus tard, en mars 1992 que les Sabres lui confièrent le filet pour affronter les Islanders de New York. La commande fut trop lourde pour Littman, qui accorda 4 buts sur 29 lancers, en route vers une défaite de 4-1. Il signa à la fin de la saison avec le Lightning de Tampa Bay qui, après lui avoir fait passé la saison dans la IHL avec les Knights d'Atlanta (et Manon Rhéaume), Littman eu droit à un départ dans la grande ligue face aux Devils du New Jersey. Quarante-cinq minutes et 5 buts plus tard, le crochet fut sorti pour Littman, laissant Pat Jablonski aller accorder 4 autres filets dans une dégelée de 9-3 (ouin, le Lightning d'expansion n'était pas ce qu'il est aujourd'hui). Après un vagabondage de deux saisons, Littman posa ses pieds à Orlando pendant 5 saisons avec les Solar Bears de l'IHL. Lorsqu'il accrocha ses jambières, il débuta une carrière dans les jeux vidéos avec EA Sports. Depuis 2003, il fait partit de l'équipe de production de la série NHL !

Tom Askey - 0-2-2 en 7 matchs
(dont 1 défaite en séries)
Tom Askey fut sélectionné au repêchage de 1993 par les Mighty Ducks d'Anaheim, suite à sa première saison universitaire avec Ohio State. Près de cinq années plus tard, il se retrouva à Anaheim pour seconder Mikhail Shtalenkov, suite à une blessure au gardien titulaire des Mighty Duck, Guy Hebert. Après lui être venu en relève à trois reprises, Asky obtint son premier départ le 5 avril 1998 contre les Flames de Calgary. Il fit bonne figure, n'accordant que 3 buts sur 35 lancers, soutirant un match nul. Il remit ça huit jours plus tard (ayant remplacé Shtalenkov une fois de plus), alors qu'il fut d'office face à l'Avalanche du Colorado. Encore une fois, Askey se montra à la hauteur, arrachant un 2e match nul en autant de départ. Il ne s'en tira pas aussi bien leur du dernier match de la saison, subissant un revers face aux Blues de St-Louis. Après avoir disputé toute la saison suivante avec les Mighty Ducks, mais de Cincinnati dans l'AHL cette fois, Askey fut rappelé pour secondé Guy Hebert lors de leur série face aux Red Wings. Dès la première partie, il remplaça Hebert à la mi-match. Il accorda malheureusement les 2 buts qui firent la différence dans le match, récoltant donc la première défaite de la série, qui allait se terminer à l'avantage de Detroit 4-0. Après deux autres saisons dans l'organisation des Mighty Ducks, Askey atterit dans le giron de Sabres de Buffalo pour cinq saisons, avant de s'expatrier en Finlande pour deux saisons. Il fit un retour en Amérique du Nord avec les Wings de Kalamazoo de la défunte UHL, avant d'aller terminer sa carrière en Europe.

Mike Sands - 0-5, 6 matchs
Mike Sands, un choix de 2e tour des North Stars en 1981, gradua de son stage junior avec les Wolves de Sudbury, en plus de représenter le Canada lors du championnat mondial junior 1983. Le fait intéressant, c'est qu'il a disputé 5 matchs au championnat, 1 de plus que l'autre gardien de l'équipe, Mike Vernon. Après deux saisons dans les filiales de North Stars, Sands commença la saison 1984-85 avec le grand club. Il disputa son premier match en octobre, face aux Canadiens au Forum, où il sortit de la patinoire dans les patins du perdant. Trois jours plus tard, il débuta le match alors que les North Stars recevaient les Flyers de Philadephie. Il accorda 4 buts, avant d'être remplacé par Don Beaupre, dans une défaite de 7-2. Il fut retrogradé dans l'AHL avec les Indians de Springfield, où il disputa quelques matchs, avant de retourner avec Minnesota. Il débuta le match du 3 janvier 1985 face aux Red Wings, mais après avoir accordé 6 buts, son entraîneur le remplaça au profit de Roland Melançon. Il passa toute la saison 85-86 à Springfield, avant de revenir dans l'alignement des North Stars en novembre 1986. Il y disputa trois autres matchs, qui se soldèrent tous par des défaites. Sands retourna à Sprinfield pour terminer la saison. Ne voulant pas se rapporter au club-école, qui était devenu les Skipjacks de Baltimore,  à la fin du camp d'entraînement de 1987, Sands fut suspendu indéfiniment par les North Stars. Il se dirigea vers Kalamazoo dans la IHL pour terminer la saison. En 88-89, il rejoignit l'équipe nationale canadienne, avant de prendre sa retraite. Il est aujourd'hui recruteur pour les Coyotes de l'Arizona, après un passage dans le même rôle avec les Flames de Calgary. Il serait celui qui aurait découvert Mark Giordano.

Mike O'Neill, 0-9-2 en 21 match
La palme revient toutefois à un natif de Lasalle, près de Montréal : Mike O'Neill. Un ancien des Lions du Lac St-Louis Midget AAA, O'Neill prit le chemin de l'université de Yale, où il fut découvert par les Jets de Winnipeg qui en fit leur choix de 1ere ronde lors du repêchage supplémentaire de 1988. Suite à sa dernière saison à Yale, il partit faire ses classes une saison en Finlande, avant de rejoindre les clubs-école des Jets, les Komets de Fort Wayne de l'IHL et les Hawks de Moncton de l'AHL. Il fit sa première présence dans la LNH en décembre 1991, alors qu'il remplaça Stéphane Beauregard pour les 13 dernières minutes de jeu d'une défaite aux mains des Flames. Après avoir passé la première moitié de la saison 1992-93 avec les Hawks de Moncton, O'Neill fut promu au poste de gardien #2 avec les Jets. Après avoir prit la relève de Bob Essensa dans un match contre Boston à la fin janvier 1993, il eut droit à son premier départ le 1er février 1993, à Ottawa, contre les Senators. Il s'en sortait pas si mal, jusqu'en troisième période, alors qu'une collision lui disloqua l'épaule. Il quitta le match (une nulle de 4-4) et dût se faire opérer à l'épaule, ratant le reste de la saison. Il revint à son poste de gardien substitut avec les Jets en janvier 1994. En trois mois, il disputa 17 matchs, dont 11 départs, mais ne parvint jamais à remporter une victoire .. Suite à cette saison disons, désolante, il ne foula plus une patinoire de la LNH avant décembre 1996 où, alors avec les Mighty Ducks d'Anaheim, il remplaça Mikhail Shtalenkov à mi-chemin d'une défaite face aux Penguins de Pittsburgh. Après des séjours en Autriche et en Angleterre, O'Neill accrocha ses jambières au terme de la saison 2000-2001, probablement en jalousant André Racicot qui a remporté 28 matchs dans la grande Ligue et qui a son nom gravé sur le saint Graal de la LNH ...

Tout ça, c'est également sans oublier Ken Holland, l'actuel DG des Red Wings, qui n'est sorti vainqueur d'aucun de ses deux départs. Tout comme Steve Janaszak, le gardien substitut du "Miracle On Ice", qui ne put connaitre la victoire en deux départs avec les défunts North Stars et les défunts Rockies.

Présentement, il y a Spencer Martin, un espoir de l'Avalanche, qui n'a remporté aucun de ses trois départs en 2017. Souhaitons-lui de trouver la victoire rapidement !

Sources : http://hockeygoalies.org ; goaliesarchive.com ; http://www.thehockeynews.com/news/article/david-littmans-blog-going-from-hockey-player-to-video-game-producer

dimanche 15 avril 2018

Combien de temps avant une victoire en séries?



Si les Golden Knights ont mis peu de temps à s’illustrer en séries, ce n’est pas le cas de tous.
 
Mercredi dernier, les Jets de Winnipeg ont vaincu le Wild 3-2 dans le premier match de la série qui les oppose.  Aussi surprenant que cela puisse paraître, il s’agissait de la première victoire en éliminatoires de cette franchise, qui a pourtant débuté ses activités en 1999-2000.  Elle cesse ainsi finalement d’améliorer son record de 18 saisons (incluant le lock out de 2004-05) sans remporter un seul match en éliminatoires.
 
Née à Atlanta en tant que Thrashers, l’équipe ne participa aux séries qu’une seul fois, en 2006-07, alors qu’elle était en Géorgie.  Toutefois, elle fut alors balayée par les Rangers.
 
Déménagée à Winnipeg en 2011-2012, elle dut attendre à sa quatrième saison dans la capitale du Manitoba avant d’accéder à nouveau aux éliminatoires.  Elle fut toutefois à nouveau balayée, cette fois par les Ducks. 
 
Elle dut finalement attendre à cette année avant de retourner dans l’après-saison et enfin remporter un match.
 
Même s’il s’agit d’un record, d’autres formations ont aussi dû attendre plusieurs années avant de remporter un match, en raison d’un mélange d’absence des séries et de balayages.
 
 
 
Les Scouts / Rockies / Devils
 
Arrivés en 1974-75, les Scouts ne sont restés à Kansas City que deux ans, sans participer aux éliminatoires.
 
Ils ont ensuite passé six saisons au Colorado, où ils n’ont fait qu’une brève apparition en séries en 1977-78, mais ils ont été balayés par les Flyers.
 
Déménagés aux New Jersey en 1982-83 et toujours aussi médiocres, ils ont raté l'après-saison à leurs cinq premières saisons à cet endroit. 
 
En 1987-88, ils ont non seulement finalement accédé aux séries et remporté un match, mais ils ont également causé une surprise en éliminant les Islanders et les Capitals, avant de perdre contre les Bruins en finale de conférence.
 
Ils ont donc passé treize saisons avant de remporter leur premier match de séries.
 
 
 
Les Blue Jackets
 
Columbus a également passé treize saisons avant de remporter son premier match éliminatoire.  Par contre, comme une de celles-ci était celle du lock out, on peut les classer derrière les Devils dans ce palmarès de la futilité.
 
De 2000-01 à 2012-13, les misérables Jackets n’ont participé ″au détail″ (comme on disait il y a longtemps) qu’une seule fois, en 2008-09.  Par contre, à cette occasion, ils ont été balayés par les Red Wings.
 
Ce n’est finalement qu’en 2013-14 qu’ils ont remporté un match, contre les Penguins, dans une série qu’ils ont perdue.
 
 
 
Les Capitals
 
Si Washington a attendu huit saisons avant de remporter un match de séries, c’est tout simplement que c’est le temps que ça lui a pris avant de finalement y participer.
 
En 1982-83, ils sont parvenus à arracher un match aux éventuels champions de la Coupe Stanley, les Islanders.
 
 
 
Les Whalers / Hurricanes
 
En 1979-80, à leur entrée dans la Ligue nationale suite à la fin des activités de l’AMH, les Whalers pouvaient tout de même compter sur Gordie Howe et ses fils Mark et Marty.  Bien que difficilement, les Whalers se sont alors qualifiés pour les séries, mais ils ont été balayés par les Canadiens.
 
Howe a ensuite pris sa retraite et les Whalers ont raté les séries les cinq saisons suivantes.
 
En 1985-86, ils ont non seulement accédé aux séries, mais ils ont balayé les Nordiques, avant de s’incliner en sept matchs contre les Canadiens, en chemin vers leur 23e Coupe Stanley.

samedi 14 avril 2018

Équipe All-Star des oubliettes #9 - Blue Jackets de Columbus




Nous en sommes donc rendu aux Blue Jackets.

Je vous rappelle rapidement la formule, il s’agit de la meilleure équipe de tous les temps de la franchise mais composée des joueurs vedettes les plus oubliés à avoir porté leur uniforme, que ce soit par la longueur du séjour (généralement en bas de 100 matchs) ou par oubli collectif. Il s’agit de choix très subjectifs, basés selon ma propre mémoire et des fois, le terme “vedette” est assez subjectif également.

Nous en sommes donc aux Blue Jackets, la deuxième plus jeune équipe de la LNH (en compagnie du Wild du Minnesota) après les Golden Knights. Honnêtement ce n'est pas l'équipe la plus palpitante à analyser. Comme c'est une équipe assez jeune (première saison en 2000-01) on ne retrouve pas tellement de candidats mais c'est aussi une équipe qui fut assez médiocre durant la majorité de son existence donc quand même quelques beaux cas de joueurs vedettes oubliés.


ATTAQUANTS


Marian Gaborik
34 matchs (2013-14)

Membre des Rangers depuis 2009, Marian Gaborik avait connu une excellente saison à New York en 2011-12 avec 41 buts et 76 points mais il n'obtiendra plus jamais de telles statistiques par la suite. Ayant mal commencé la saison écourtée de 2013 en se faisant supplanter par le nouvel arrivé Rick Nash, les Rangers décidèrent de l'échanger aux Blue Jackets en avril. Il termina la saison à Columbus, obtenant 8 points en 12 matchs. Souvent blessé durant sa carrière, les choses ne s’améliorèrent pas vraiment en Ohio. Il ne joua que 22 matchs avec les Blue Jackets en 2013-14 jusqu'à ce que les Kings de Los Angeles décident de refaire le coup de transiger avec eux pour un autre coup de pouce vers une autre Coupe Stanley. La première fois était durant la saison 2011-12 lorsqu'ils mirent la main sur Jeff Carter alors à sa première saison à Columbus. J'aurais pu aisément combiner Gaborik et Carter ici d'ailleurs.

Gaborik mit donc la main sur la Coupe Stanley en 2014 tandis que les Blue Jackets perdirent en première ronde contre les Penguins. Il joue présentement avec sa quatrième équipe à Ottawa (mais pour combien de temps?).


Mike Peca
136 matchs (2007-09)

Mike Peca, double récipiendaire du trophée Selke (1997 et 2002) est quelque peu tombé dans l'anonymat au milieu des années 2000. Il faut dire qu'il n'a jamais été une grande menace offensive mais il amassait tout de même ses 40-50 points annuels tout en excellant en défense. On se rappelle de lui en Sabres ou en Islanders et quelques fans des Oilers se souviennent de Peca en tant que membre du parcours cendrillon de l'équipe en 2006. Mais après ce court passage à Edmonton, j'avoue ne pas beaucoup me souvenir de lui, particulièrement dans le chandail des Blue Jackets. Il y joua ses deux dernières saisons en carrière, amassant 12 buts et 56 points.



Jonathan Marchessault 
2 matchs (2013)

Beaucoup se sont demandé pourquoi les Panthers n'avaient pas protégé Jonathan Marchessault lors du repêchage d'expansion l'an dernier malgré sa saison de 30 buts. Et bien les Panthers sont en fait la troisième équipe à abandonner dans le cas de l'ex-Rempart. Avant de jouer en Floride, il avait aussi joué une quarantaine de match avec le Lightning de 2014 à 2016 mais avant ça il évoluait dans le système des Blue Jackets avec qui il avait signé comme agent libre non-repêché en 2011. Il ne joua qu'un maigre deux matchs avec Columbus durant la saison écourtée de 2013 sans amasser de points. Vous vous rappelez peut-être de lui à l'époque sous le nom de Jonathan Audy-Marchessault. Il décida cependant de raccourcir son nom de famille pour la saison 2013-14, juste avant d'être échangé au Lightning.

Si vous avez consulté ma vague liste de pseudo-critères de sélection, vous savez que je préfère normalement ne pas choisir de joueurs ayant été abandonné rapidement par une équipe (Martin St.Louis par exemple). Il s'agit souvent de coups de dés et on nous ramène souvent ces joueurs comme exemple de failles dans le développement de certaines équipes donc ce ne sont pas vraiment des joueurs "oubliés". Cependant pour les Blue Jackets j'ai préféré Marchessault comme dernier attaquant car je n'avais pas grand chose à dire pour les autres candidats potentiels à qui j'aurais pu copier-coller la même chose que j'ai dit pour Peca. Considérez donc les nombreuses mentions honorables qui suivent comme choix alternatifs pour les joueurs dont vous êtes en désaccord.


Mentions honorables:
Chris Gratton (6 matchs 2008-09), Nathan Horton (35 matchs 2013-14), Jeff Carter (39 matchs 2011-12), Anson Carter (54 matchs 2006-07), Kevin Dineen (129 matchs 2000-03), Vaclav Prospal (130 matchs 2011-13), Andrew Cassels (137 matchs 2002-04), Ray Whitney (151 matchs 2000-03), Sergei Fedorov (185 matchs 2005-08)


DÉFENSEURS

Francois Beauchemin
11 matchs (2005-06)

En voici un qui aurait pu lui aussi être exclu du lot en tant que joueur en début de carrière mais c'est le Canadien qui se retrouve coupable d'avoir perdu Beauchemin en premier, l'ayant perdu pour rien au ballottage en septembre 2004 alors qu'il n'avait disputé qu'un seul match avec le grand club. Il débuta donc la saison 2005-06 avec les Blue Jackets mais après les 11 premiers matchs de la saison, il fut échangé à Anaheim en compagnie de Tyler Wright en retour d'un joueur qui fait partie de mes mentions honorables, Sergei Fedorov et d'un choix de 5e ronde.

Il débuta donc le premier de ses trois séjours avec Anaheim entre deux autres détours par Toronto et Colorado. Il ammassa 2 passes lors de ses 11 matchs à Columbus. Il obtint 286 autres points ailleurs qu'à Columbus (et Montréal).


Darryl Sydor 
49 matchs (2003-04)

Septième choix au total par les Kings en 1990, Darryl Sydor s'imposa plutôt avec les Stars de Dallas où il fit partie d'un excellent Top 4 défensif pendant plusieurs années avec Sergei Zubov, Richard Matvichuk et Derian Hatcher, le tout culminant par la conquête de la coupe Stanley en 1999 et une autre finale en 2000. Il fut finalement échangé aux Blue Jackets durant l'entre-saison de 2003 en retour du nomade légendaire Mike Sillinger.

Ce séjour à Columbus fut plutôt bref alors qu'il fut échangé au Lightning en janvier 2004, juste à temps pour pouvoir gagner une deuxième Coupe Stanley avec eux. Il joua aussi avec les Blues et les Penguins où il participa à une autre finale de la coupe Stanley (sa 5e en plus de celle de 1993 avec les Kigns). Il fit également deux autres séjours à Dallas en 2006-07 et 2009-10.


Mentions honorables:
Craig Rivet (14 matchs 2010-11), Adrian Aucoin (36 matchs 2012-13), Bryan Berard (55 matchs 2005-07), Scott Lachance (138 matchs 2002-04)


GARDIEN


Ron Tugnutt
97 matchs (2000-02)

Pas beaucoup de choix pour le poste de gardien, seulement quelques gardiens numéro 2 semi-connus et j'ai déjà inclus Brian Boucher dans l'équipe des Hurricanes. J'ai donc choisi leur premier gardien numéro un, l'ancien Nordique, Canadien, Sénateur, Oiler et autres: Ron Tugnutt.

Normalement les équipes d'expansion sont capables de repêcher de bons et mêmes d'excellents gardiens lors des repêchages d'expansion (John Vanbiesbrouck, Guy Hébert, Marc-André Fleury, etc...) mais lors de celui de 2000, il y avait moins de choix intéressants. Probablement que les deux repêchages précédents (Predators en 1998 et Thrashers en 1999) ont réduit le nombre de gardiens disponibles restants. Les Blue Jackets pour leur part ont repêché trois gardiens; Rick Tabaracci, Fréderic Chabot et Dwayne Roloson. Des trois, seul Roloson a joué dans la LNH suite à cette expansion et pas avec les Blue Jackets. 

L'équipe s'est donc rabattue sur le marché des joueurs autonomes pour combler cette lacune et Tugnutt était un choix intéressant, lui qui était tout de même un des 5-10 meilleurs gardiens de la ligue au tournant du millénaire et qui venait de connaître de bonnes séries en 1999 à Ottawa et l'année suivante à Pittsburgh. 

Il s'en sortit bien à sa première saison à Columbus, établissant même un record pour un gardien d'une équipe d'expansion avec 22 victoires. Ce record vient d'ailleurs d'être battu par Marc-André Fleury qui en a obtenu 29 cette saison avec les surprenants Golden Knights. Tugnutt eut moins de chance la saison suivante, étant souvent blessé et supplanté par l'émergence de Marc Denis comme gardien numéro un chez les Blue Jackets. Il fut échangé aux Stars de Dallas après la saison 2001-02 et il joua là-bas comme substitut à Marty Turco jusqu'à sa retraite en 2004.


Mentions honorables:
Brian Boucher (3 matchs 2006-07), Fred Brathwaite (21 matchs 2003-04), Mathieu Garon (71 matchs 2009-11)

On se reparle la prochaine fois avec les Stars de Dallas et comme d'habitude avec cette équipe j'ai beaucoup de choses à dire sur leurs ancêtres (North Stars ainsi que Barons et Golden Seals...)

jeudi 12 avril 2018

Combien de temps avant de faire les séries?



Cette année, les Golden Knights de Vegas ont impressionné avec leurs performances.  Aidés par des règles de repêchage d’expansion avantageuses, bien gérés et bien entraînés, ils ont non seulement fait les séries, mais ils ont également obtenu l’avantage de la glace dans leur série contre les Kings.  Pourtant, lorsqu’on pense équipe d’expansion, on pense surtout équipe misérable.
 
Est-ce que les Golden Knights sont les seuls à avoir suivi ce chemin?  Pas vraiment.  Toutefois, l’époque où sont arrivées les équipes a quelque chose à voir.
 
J’ai donc compilé combien de saisons chaque équipe a dû attendre avant d’atteindre et les séries et combien avant d’obtenir une série avec l’avantage de la glace.
 
J’ai d’abord ignoré les Canadiens et les Leafs, puisqu’ils y étaient lors de la première saison de la Ligue.
 
Les équipes qui sont arrivées dans les années 1920 (Bos, Chi, Det, NYR) ont puisé dans les défuntes équipes de la WCHL et certaines ont eu du succès rapidement (NYR), d’autres moins.
 
Il y a ensuite eu une longue période stable (les Original Six), jusqu’en 1967-68.  À ce moment, les cadres de la LNH ont doublé, passant de six à douze équipes.  (ajout de LA, Min, Oak, Phi, Pit, StL)  Mais pour éviter que les nouveaux se fassent démolir, la ligue a mis toutes les nouvelles équipes dans la même division.  Certaines ont donc forcément terminé en tête du groupe et eu un certain succès immédiatement.  Les partisans des Kings, des Flyers et des Blues ont ainsi eu droit non seulement à une série à leur première année, mais également à une série à domicile, comme ceux des Golden Knights.  En fait, les Blues ont même fait la finale, avant de se faire détruire par les champions de l’autre division (les anciennes équipes), les Canadiens. 
 
Ce départ fulgurant n’a toutefois pas été représentatif de la suite, puisque St-Louis est maintenant la plus vieille équipe à ne pas avoir remporté la Coupe Stanley.
 
Les équipes qui ont suivi (Buf, Van, Atl, NYI, KC, Wsh) devaient se débrouiller avec un repêchage d’expansion plus mince et faire face à plus d’équipes établies.  Des équipes comme Vancouver, Kansas City/Colorado/New Jersey et Washington ont ainsi eu de la difficulté à s’illustrer.
 
Vint ensuite l’expansion de 1979-80, qui était en fait l’absorption des équipes restantes de l’AMH.  (Edm, Hfd, Qué, Wpg)  Malgré des règles qui ne faisaient pas de cadeau aux nouveaux venus, il demeure qu’ils avaient une base, incluant entre autres Edmonton qui pouvait tout de même compter sur Wayne Gretzky et Mark Messier…  Les Oilers et les Whalers ont ainsi accédé aux séries à leur première année dans la LNH, mais sans l'avantage de la glace.
 
Après une autre période calme, les Sharks ont amorcé une nouvelle série d’expansion en 1991-92, qui s’est étendue jusqu’en 2000-01 (Clb, Min).  Encore une fois, les nouvelles équipes devaient faire face à d’encore plus nombreuses formations établies.  Des équipes comme Nashville, Atlanta et Columbus ont alors pris du temps à accéder aux séries.  D’ailleurs, dans le cas des Blue Jackets, leurs partisans attendent toujours la première série où leurs favoris auraient l’avantage de la patinoire…
 
Si on fait donc exception des circonstances particulières de l’élargissement des cadres de 1967-68, l’exploit de Golden Knights est inédit.


 


 


 

lundi 9 avril 2018

Les Barons de Cleveland: 40 ans déjà




Ceux qui nous lisent régulièrement connaissent notre amour pour les Barons de Cleveland.  À eux seuls, ils représentent plusieurs thèmes récurrents du LVEUP:  uniforme magnifique, équipe éphémère, histoires obscures ou loufoques, nostalgie...

Il y a quarante ans aujourd'hui, le 9 avril 1978, ces chers Barons jouaient le dernier match de leur courte histoire.  (Une défaite de 3-2 contre les Penguins.) 

Il ne s'agit toutefois pas de la seule date significative de leur existence.

Où étiez vous le 23 novembre 1977??  Les Barons de Cleveland ont accompli ce soir-là un de leurs rares exploits.  Ce soir-là, au Richfield Coliseum, devant près de 12 859 personnes (ils n'ont joué en tout que 12 parties à domicile devant plus de 10 000 spectateurs pendant leur histoire), les Barons ont battu le Canadiens de Montréal qui allaient en perdre seulement 10 cette année-là, et qui en perdit uniquement 29 en trois saisons.  Ces mêmes Canadiens qui étaient alors en route vers la 3e coupe Stanley sur 4 de la légendaire dynastie de la fin des années 70, se sont faits plantés par l'une des pires concessions de l'histoire de la LNH... 

Les Barons de Cleveland n'ont malheureusement joué que 2 saisons dans la LNH.  Je ne les ai jamais vu jouer parce que j'étais pas né, mais j'ai une puissante obsession pour cette équipe là, qui date de ma jeunesse...  À la bibliothèque de notre école primaire, il y avait un livre sur les masques de gardiens qui datait un peu, mais daté des années 70 quand on est dans les années 80, ce n'était pas si pire.  Dans ce livre où on voyait tous les plus beaux masques des gardiens des années de l'époque figurait le masque de l'un des plus mémorables membres de l'organisation des Barons de Cleveland, Gilles Meloche.  Dès lors, il n'en fallait pas plus pour que j'aie une fixation pour cette équipe parce qu'à l'époque où l'internet n'existait pas, se renseigner sur l'histoire du hockey était un plutôt difficile parce que tout le monde sait que les livres sur le hockey ne s'intéressent pas au perdants et que la documentation sur l'histoire du hockey est difficile à trouver, surtout quand on a 10-11 ans.  Mais depuis, j'ai fait mes recherche et je portais même un t-shirt des Barons il y a quelques années lorsque j'ai visité le Temple de la renommée du hockey!  J'ai également fait un discours de la mort à propos des légendaires Barons en 2007, genre quelques jours avant le 30e anniversaire de cette défaite des Canadiens contre les Barons, alors que je suis allé donner un spectacle à Cleveland (que de souvenirs...)

Donc voici une courte histoire des Barons de Cleveland :

Les Barons de Cleveland, avant d'être la première équipe de l'Ohio de la LNH étaient les Seals de la Californie.  Apparemment, la Ligue nationale voulait avoir une équipe dans la région de l'Ohio dès les années 40.  Les deux dernières franchises à avoir disparu de la ligue, les Maroons de Montréal et les Americans de Brooklyn furent seulement suspendues et des tractations avaient été faites afin de vendre une de ces franchises en dormance depuis presque 10 ans à des investisseurs de l'Ohio.  Parce qu'il faut dire qu'à l'époque où il n'y avait que 6 équipes, le calibre de la Ligue américaine était très relevé.  À 6 équipes, on a les 6 meilleurs gardiens du monde et le 7e et le 8e, ils se retrouvaient alors dans la AHL ou la défunte WHL.

De cette ligue, les Barons de Cleveland de la Ligue américaine, qui ont existé de 1937 à 1972, sont considérés comme étant l'une des plus grandes équipes de l'histoire de la ligue, avec entre autres des joueurs comme Johnny Bower. Ils possèdent par exemple encore aujourd'hui le deuxième plus haut total de victoires de la Coupe Calder avec dix, une de moins qu'une autre équipe légendaire mais par contre toujours active dans cette ligue, les Bears de Hershey.  Le succès de cette équipe a créé des ambitions afin d'établir une équipe de plus haut calibre dans la ville de Cleveland.  Et cette occasion se présenta en 1972 avec l'apparition de la WHA, la fameuse Association mondiale de hockey, celle qui voulait rivaliser avec la LNH.

Cleveland s'est donc vu décerner une équipe dans cette nouvelle ligue, les Crusaders de Cleveland. L'apparition de cette équipe allait d'ailleurs sonner le glas de la légendaire équipe de la Ligue américaine.  Les Crusaders avaient entre autres su convaincre le célèbre gardien des Bruins Gerry Cheevers de se joindre à eux de 1972-73 à 1975-76.  L'année d'après, l'équipe fut transférée à St-Paul, où elle devint la deuxième mouture des Fighting Saints du Minnesota de la WHA lorsque la LNH vint finalement s'installer à Cleveland.

Les Barons de Cleveland tirent pour leur part leurs origines dans l'équipe des Golden Seals de la Californie.  Cette équipe était l'une des 6 équipes de l'expansion de 1967.  Au début ils étaient supposé être nommés les Seals de San Francisco.  L'aréna n'ayant pas été construite à temps, l'équipe a joué ses premiers match à Oakland, devenant ainsi les Seals d'Oakland.  Il est à noter que les Seals de San Francisco étaient une équipe de la défunte WHL, ligue professionnelle mineure analogue à la AHL, où les Canucks de Vancouver originaux évoluaient également jusqu'à leur entrée dans la LNH en 1970. 

Les Seals étaient probablement l'équipe la moins bien construite de ces premières équipes d'expansion. Bien que des joueurs de haut calibre en fin de carrière comme Harry Howell (qui deviendra plus tard le directeur général de Barons), Carol Vadnais et Bobby Baun en firent partie à un moment donné, l'équipe n'a jamais vraiment eu de succès.  Toutefois, ce fut dans ses premières années, alors que l'équipe se nommait toujours les Seals d'Oakland, qu'ils connurent leurs plus grands succès.  Succès qui prit la forme de deux participations aux séries éliminatoires.  Il faut toutefois rappeler comment les séries élimatoires étaient construite à l'époque.  Suite à l'expansion de 1967 et jusqu'à l'expansion de 1970, qui vit entrer Buffalo et Vancouver dans la ligue, la LNH était divisée en deux conférences: conférence de l'Est avec les 6 équipes dites originales et la conférence de l'Ouest avec les nouvelles équipes.  Nul besoin de rappeler la disproportion qu'engendra cette configuration de la ligue, qui est très bien illustrée dans le fait que les Blues de St-Louis perdirent 3 années de suite en 4 match en finale de la Coupe Stanley...  Les Seals ont donc su dans cette configuration faire les séries éliminatoires à deux occasions.  Ils ne les referont plus jamais après la réorganisation de la ligue avec l'expansion de 1970.

L'année 1970-71 marque un tournant étrange dans l'histoire des Seals qui allait faire de cette équipe une des formations des plus douteuses de l'histoire du hockey.  Cette année-là, Charlie O. Finley, le type qui possédait les As' d'Oakland (ouais, avez-vous une fixation pour cette équipe-là aussi? Si vous aimez les histoires d'équipes tordues, lisez sur les A's de Kansas City...) a acheté les Seals.  Ils sont alors devenus les Golden Seals de la Californie et prirent des couleurs semblables à celles des A's.  Cette fois, le style était à l'avant plan, le jeu au second.  Finley aimait tellement le style des joueurs de baseball avec leur chaussures blanche qu'il demanda à ses joueurs de hockey de peinturer leurs patins en blanc.  Je me rappelle d'avoir déjà lu à quelque part à propos de ça que les joueurs avaient à les peinturer presque à chaque jour parce que des patins blancs, ça n'existait pas et qu'à force de jouer, la peinture s'enlevait.  En bout de ligne, ils se retrouvaient avec de gros patins pesants portant des couches et des couches de peinture.  L'année d'après, les joueurs portaient des patins vert et or aux couleurs de l'équipe.  La chose à savoir en tout cas sur les Seals, c'est qu'ils n'étaient pas bon, qu'ils essayaient de faire un show du hockey et que ça ne marchait pas trop dans la région où ils étaient et qu'ils avaient de très mauvais dirigeants. Les autre équipes d'expansion (Pittsburgh, Philadelphie, St-Louis, Minnesota et Los Angeles) ont tous connu leur moment de gloire dans la LNH.

Néanmoins le pire coup des dirigeants des Seals fût d'avoir échanger contre 2-3 bâtons et une douzaine de rouleaux de tape (le choix de première ronde des Canadiens de 1970, qui devint Chris Oddleifson, et le vétéran Ernie Hicke) contre leur choix de première ronde de 1971 qui allait devenir Guy Lafleur et le défenseur François Lacombe (qui ne joua jamais à Montréal mais qui devint un pilier des Nordiques de l'AMH).  Guy aurait pu être un Seal... Mais bon, elle est connue et est toujours plaisante à rappeler.  Je ne crois pas qu'il y ait pire échange dans toute l'histoire...

Comme j'y ai fait allusion plus haut, les moment les plus forts de l'histoire des Golden Seals de la Californie furent à la fin des années 60 alors qu'ils purent se tailler une place en séries au milieu d'autres équipes en construction.  Cependant, alors que leurs équipes cousines d'expansion comme les Flyers ou d'expansions ultérieures comme les Islanders et les Sabres, devinrent des puissances de la LNH, les Seals demeurèrent au fond de la cave avec une stabilité remarquable.  Il faut dire à leur corps défendant que l'arrivée de l'AMH qui à un certain moment comptait 14 équipes et la ligue nationale 16, a vu diminuer le niveau de jeu en dispersant les talents (30 équipes, diminution de talent, ça vous dit quelque chose?)  Ça s'est très bien vu alors que les Scouts de Kansas City et les Capitals de Washington firent leur apparition dans la ligue, leur piètre performance (la saison inaugurale des Capitals étant toujours un record de médiocrité inégalé) força la LNH à annuler l'expansion de 1976 où des équipes de Denver et Seattle étaient supposées entrer dans la Ligue.  En 1974, face aux difficultés des Seals, la Ligue nationale prit elle-même les commandes de l'équipe pendant deux saisons avant d'enfin trouver un acheteur nommé Mel Swig, avec qui se joignèrent les frères George et Gordon Gund.  Tannés probablement de rester dans la cave et de perdre de l'argent avec une équipe médiocre qui joue devant des bancs vides depuis près de 9 ans, ces mêmes frères Gund, actionnaires minoritaires dans l'équipe, ont su convaincre Swig de déménager l'équipe sous d'autres cieux où elle pourrait peut-être se développer d'une meilleure façon.

La suite fut une catastrophe.

D'abord, le site de l'aréna était absurde.  Puis les performances sur la patinoire demeurèrent médiocres.  Ceci entraîna rapidement des problèmes d'assistance et dans une ligue où on vit par les ventes aux guichets, des problèmes financiers.

Les frères Gund conclurent alors une entente singulière pour acquérir un autre canard boiteux, les North Stars du Minnesota et les fusionner avec les Barons.

Les Barons continuèrent donc de vivre indirectement à travers les North Stars, mais près une embellie, Minnesota retrouva ses anciens problèmes.  Pour s'en sortir, les frères Gund utilisèrent la fusion des Barons et des North Stars comme motif pour obtenir une équipe d'expansion à l'aide d'une autre entente particulière et l'établir à nouveau dans la région de la baie de San Francisco, à San Jose cette fois. 

C'est donc un peu à cause des légendaires Barons de Cleveland que le grand Link Gaetz s'est retrouvé à San Jose dans le repêchage d'expansion de 1991.

Le hockey fit un retour à Cleveland en 1992, lorsque les Lumberjacks de l'IHL s'y sont installés.  Le club école des Penguins, du Lightning, des Blackhawks et finalement du Wild y est demeuré jusqu'à la fin des activités de la Ligue en 2001.  À ce moment, une troisième version des Barons, à nouveau dans la Ligue américain et affiliée cette fois aux Sharks, a vu le jour. 

3e version, filiale des Sharks
Lorsque San Jose a transféré sa filiale à Worcester en 2006, ce fut la fin des Barons, mais pas du hockey à Cleveland.  Elle fut remplacé par les Monsters du Lac Erié, filiale de l'Avalanche.  Depuis 2016, ce qui est maintenant le club école des Blue Jackets a été renommé les Monsters de Cleveland.

Avec la présence d'une équipe de la Ligue nationale à Columbus et la faiblesse de l'économie de Cleveland, il est peu probable de voir un jour le retour des Barons version LNH.